L’architecte invisible de la peau
Une feuille de papier vous entaille le doigt…
Avant même que vous ayez compris ce qui vient de se passer, une alarme invisible se déclenche sous votre peau. Les cellules endommagées émettent des signaux d'alerte. Le sang commence à coaguler. Des cellules immunitaires sont mobilisées vers la zone touchée, et le processus de réparation se met en marche.
Mais le plus remarquable, c'est que notre peau ne répare pas toutes les blessures de la même manière. Selon la profondeur de la lésion, différents mécanismes de réparation entrent en action.
Si la blessure ne touche que la couche superficielle de la peau, des cellules appelées kératinocytes migrent vers la coupure. Elles referment la plaie et permettent, la plupart du temps, à une nouvelle peau de se former sans laisser de cicatrice.
En revanche, si la blessure atteint les couches plus profondes, un processus de réparation beaucoup plus complexe s'engage. De nouveaux capillaires sanguins se forment. Des cellules appelées fibroblastes affluent vers la zone lésée. Du collagène est produit pour renforcer le tissu en cours de cicatrisation, puis ce tissu se remodèle. Si les dommages sont importants, une cicatrice peut subsister.
Autrement dit, les mêmes cellules n'interviennent ni en mêmes quantités ni pendant la même durée selon qu'il s'agit d'une simple égratignure ou d'une coupure profonde. Tout se passe comme si un centre de contrôle invisible détectait les dommages et élaborait un plan de réparation adapté à chaque blessure.
Pourtant, ces cellules ne possèdent aucune intelligence propre. Elles ne peuvent ni réfléchir, ni calculer la profondeur d'une blessure, ni décider par elles-mêmes du nombre de vaisseaux sanguins à former ou de la quantité de collagène à produire.
Qui a donc créé ce système de détection des dommages et ce processus de réparation si bien orchestré ? Cette coordination d'une extrême précision, qui permet aux différentes couches de la peau de remplir leurs fonctions respectives et aux cellules d'entrer en action au moment exact où elles doivent intervenir, peut-elle être le fruit du hasard ?
La peau n'est pas une simple enveloppe qui recouvre notre corps. Avec ses différentes couches, ses cellules et ses mécanismes de réparation, elle constitue un système vivant créé par Dieu. Le déclenchement de processus distincts pour chaque blessure, de la simple égratignure à la plaie profonde, témoigne de l'art de Dieu dans la création, qui se manifeste jusque dans notre propre corps.
Celui Qui a créé et agencé harmonieusement, Qui a décrété et guidé. (Sourate al-Ala, 2-3)